Un Great reset parce qu’on arrive au bout du système monétaire international actuel

Great reset: « On arrive au bout du système monétaire international actuel »

La crise sanitaire est, pour une partie de l’élite mondiale, l’opportunité de basculer vers un nouveau modèle économique. Mais ce n’est pas gagné, explique Charles Sannat, entrepreneur et analyste économique, pour Le Désordre mondial.

Depuis le début de la pandémie, plusieurs dirigeants mondiaux, notamment Justin Trudeau, Premier ministre canadien, ont évoqué l’idée de « Great reset », de redémarrage ou réinitialisation qui surviendrait avec la fin de la crise sanitaire.

Pour Charles Sannat, entrepreneur et analyste économique, il y a tout d’abord « un risque d’endettement, d’une crise européenne et d’insolvabilité des États. Il va falloir réfléchir à une réforme monétaire d’ampleur ».
« Ce qui se cache derrière le grand reset, c’est la nécessité d’organiser la transition d’un monde dont le modèle économique était basé sur la production de masse pour la consommation de masse, avec une croissance infinie dans un monde fini, vers une croissance, une production et une activité économique soutenables. Ce qui ne peut se faire en soutenant un endettement passé. Donc il va falloir que tout cela se règle au niveau mondial parce que si chaque pays fait faillite indépendamment, ce sera la catastrophe. On arrive au bout du système monétaire international actuel. »

Alors pour le moment nous ne sommes pas encore à l’instant de la réforme monétaire.

Comment cette réforme monétaire mondiale aura lieu, aujourd’hui personne ne le sait vraiment parce qu’il n’y a pas (encore) de consensus mondial.

Cette grande réinitialisation est inéluctable. Cela ne veut pas dire que l’on ne doive pas pour autant la discuter notamment pour ses aspects démocratiques.

Au stade où nous en sommes, il n’y a aucune discussion démocratique à ce sujet et il est fort probable que les grands de ce monde souhaitent imposer à tous leurs propres décisions sachant mieux que nous ce qui serait bien pour nous. Ce genre d’approche est évidemment la négation de la démocratie et plus encore des principes de liberté.

C’est pour cette raison que beaucoup ressentent le grand reset comme un immense danger.

Ils ont raison.

Pour autant, il est inéluctable parce que nous devrons avoir une résolution monétaire de la crise.

Et le problème, vous le voyez bien, c’est que l’on peut échapper à une crise boursière en n’ayant pas d’actions, on peut échapper à une crise obligataire en n’ayant pas d’obligation.

Mais il est impossible d’échapper à une crise monétaire sauf, à ne pas détenir de monnaie…

Ne pas détenir de monnaie est donc la clef pour résister à une crise monétaire. Et dans ce cas tout est bon. Mieux vaut avoir de l’immobilier, des actions, ou des métaux précieux, des terres agricoles ou une Tesla électrique, tout mais pas de la monnaie !

Mais ne vous précipitez pas pour tout dépenser.

Nous ne sommes pas encore au stade de la réforme du système monétaire international.

Il va falloir une crise, une grosse crise pour vous donner envie d’accepter les contours pas toujours très sympathiques du grand reset que les Hommes de Davos vous préparent.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Source: https://www.businessbourse.com/2022/01/11/un-great-reset-parce-quon-arrive-au-bout-du-systeme-monetaire-international-actuel-ledito-de-charles-sannat/