Crise Imminente : Le Budget Fédéral 2025 en Péril, la CFFP Tire la Sonnette d’Alarme !

Crise Imminente : Le Budget Fédéral 2025 en Péril, la CFFP Tire la Sonnette d'Alarme !

Dans un contexte économique tendu, la crise imminente qui plane sur le budget fédéral 2025 met en péril les finances publiques canadiennes, comme l’alerte lancée par la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques (CFFP). Cette institution tire la sonnette d’alarme face à un déficit structurel galopant et des dépenses incontrôlées, appelant à des réformes urgentes pour éviter un dérapage financier majeur. Avec des projections alarmantes oscillant entre 62 et 92 milliards de dollars de déficit pour 2025-2026, le gouvernement fédéral doit agir vite pour préserver la stabilité économique du pays.

Le budget fédéral 2025 suscite déjà une vive inquiétude parmi les experts, alors que les consultations nationales viennent tout juste de se conclure, comme l’a annoncé le gouvernement du Canada il y a quelques jours seulement. Selon des sources officielles, ces discussions visent à façonner un plan qui équilibre austérité et investissements, mais les signaux d’alarme persistent. La CFFP, dans son mémoire récent intitulé Réflexions de finances publiques et de fiscalité : S’ajuster à un contexte changeant, met en lumière une détérioration significative des finances publiques, exacerbée par des facteurs externes comme la guerre commerciale avec les États-Unis et des promesses électorales coûteuses, telles que l’exonération de la TPS sur les habitations neuves jusqu’à 1,5 million de dollars. Ce document, rédigé par Luc Godbout, Suzie St-Cerny et Michaël Robert-Angers, insiste sur la nécessité d’ancrages budgétaires solides pour contrer un déficit structurel qui a atteint 2,2 % du PIB en 2023-2024, avec un montant ajusté de 62,8 milliards de dollars. Des rapports du Directeur parlementaire du budget confirment ces tendances, soulignant que les déficits prévus pour 2024-2025 pourraient avoisiner les 46 milliards de dollars, témoignant d’une faible maîtrise des dépenses.

La Détérioration des Finances Publiques : Un Diagnostic Alarmant

Les finances publiques canadiennes traversent une phase critique, marquée par une augmentation des dépenses militaires et en infrastructures, sans budget formel présenté en 2025 jusqu’à présent. Selon les analyses de la CFFP, cette absence complique l’évaluation, mais les données récentes du gouvernement indiquent une trajectoire préoccupante. Par exemple, le Transfert canadien en matière de santé devrait grimper à 54,7 milliards de dollars en 2025-2026, une hausse de 5 % par rapport à l’année précédente, comme le rapporte le Directeur parlementaire du budget dans son plan des dépenses publié en juin 2025. Cette escalation s’ajoute à des baisses d’impôts et annulations de taxes, qui érodent les revenus fiscaux.

Les agences de notation scrutent de près cette situation. Bien que le Canada fédéral maintienne une cote AAA, plusieurs provinces comme le Québec et la Colombie-Britannique ont subi des décotes, reflétant une détérioration générale. Des experts de PwC Canada, dans leur aperçu budgétaire, soulignent que l’inflation modérée n’a pas suffi à compenser ces pressions, et le mémoire prébudgétaire de l’Institut économique de Montréal (IEDM) daté d’août 2025 évoque des déficits persistants de 61,9 milliards en 2023-2024. Imaginez un ménage qui dépense plus qu’il ne gagne année après année : c’est la réalité des finances publiques actuelles, où les transferts aux provinces, représentant 20 % des dépenses, sont dits « protégés » mais sans clarification face aux besoins croissants en santé. Cette opacité risque d’aggraver la crise, surtout avec les annonces récentes d’un budget d’automne mêlant austérité et investissements, comme l’a déclaré le premier ministre lors d’une récente réunion de cabinet.

Pour illustrer, considérons les impacts concrets : une guerre commerciale avec les États-Unis pourrait réduire les revenus douaniers, tandis que les dépenses en défense, boostées par des engagements internationaux, pèsent lourd. La CFFP propose des réductions de 7,5 % à 15 % des dépenses de programmes, potentiellement économisant 25 milliards sur trois ans, en complément des 28 milliards déjà prévus par le gouvernement libéral via un examen des dépenses. Ces mesures, si appliquées, pourraient atténuer le péril, mais sans un plan clair de retour à l’équilibre – hormis un vague équilibre du « budget de fonctionnement » en 2028-2029 –, le risque d’endettement croissant persiste.

Le Déficit Structurel : Une Menace qui S’enracine

Au cœur de cette crise budgétaire se trouve le déficit structurel, ce fardeau persistant qui n’est pas lié à des fluctuations conjoncturelles mais à des déséquilibres fondamentaux. En 2023-2024, il s’est élevé à 61,9 milliards de dollars, ou 2,2 % du PIB, et les projections pour 2025-2026 indiquent des chiffres encore plus élevés, potentiellement structurels à plus de 50 %. Des analyses du Directeur parlementaire du budget confirment que ces déficits excèdent les estimations automnales de 2024, influencés par des dépenses imprévues.

Pourquoi cela importe-t-il pour le Canadien moyen ? Un déficit structurel élevé signifie des intérêts sur la dette qui grimpent, réduisant les fonds disponibles pour l’éducation, la santé ou les infrastructures. Radio-Canada, dans un rapport récent sur les consultations budgétaires, note que des baisses d’impôts et annulations de taxes, comme celles sur les services numériques suspendues impromptu, pourraient creuser ce trou. La CFFP alerte sur le fait que distinguer dépenses en capital et opérationnelles ne change rien à l’endettement global : « Ils seraient simplement présentés différemment », soulignent les auteurs.

Des preuves empiriques appuient ces craintes. L’IEDM, dans son mémoire d’août 2025, pointe du doigt une faible considération pour l’équilibre budgétaire, avec des déficits cumulés qui pourraient atteindre des sommets historiques. Ajoutez à cela les incertitudes liées à l’impôt minimum mondial, où le Canada doit consolider ses règles de prix de transfert malgré l’exemption des multinationales américaines, et le tableau s’assombrit. Pour contrer cela, la CFFP suggère un examen rigoureux des dépenses fiscales, évaluant leur efficacité pour éviter des distorsions inutiles.

Des Réformes Fiscales Urgentes pour Adapter à la Réalité

Face à cette crise, des réformes fiscales ciblées s’imposent pour adapter le système aux réalités démographiques et économiques, comme le vieillissement de la population et l’augmentation de l’espérance de vie. La CFFP propose de restreindre le fractionnement des revenus de pension en fixant un âge minimal de 65 ans, à l’image du Québec, et en limitant les montants transférables, générant ainsi des économies substantielles. De même, exclure jusqu’à 35 000 dollars de revenu de travail dans le calcul de la récupération de la Pension de Sécurité de la Vieillesse (PSV) pour les 65-67 ans encouragerait la prolongation des carrières.

Sur le plan de l’épargne, repousser l’âge limite de conversion des REER en FERR de 71 à 75 ans refléterait mieux l’espérance de vie accrue, selon les auteurs. Pour le CELIAPP, une harmonisation est recommandée : interdire les cotisations après un retrait pour achat immobilier, limiter aux résidents canadiens et intégrer les droits inutilisés lors de transferts vers le REER. Ces ajustements, soutenus par des données de PwC sur les budgets provinciaux et fédéraux, visent à booster l’efficacité fiscale sans alourdir les contribuables.

En matière d’écofiscalité, la suppression de la taxe carbone appelle à une indexation de la taxe d’accise sur l’essence et le diesel, inchangée depuis 30 ans, pour pricing les actions nuisibles à l’environnement. Pour les entreprises, réduire la déduction pour petites entreprises (DPE) pour celles dépassant 200 000 dollars de revenu imposable, jusqu’à suppression à 500 000 dollars, limiterait les distorsions. Enfin, réévaluer la taxe sur les services numériques avant un retrait définitif est crucial, vu l’impact des géants du web sur les entreprises locales, comme le note Radio-Canada dans ses analyses récentes.

Vers une Gestion Budgétaire Responsable et Durable

Pour sortir de cette impasse, une gestion budgétaire responsable s’avère essentielle, avec des ancrages clairs pour éviter le dérapage. Le gouvernement, malgré ses consultations conclues récemment, doit présenter un budget d’automne scruté par les agences de notation. Des sources comme le site du ministère des Finances indiquent que ce plan inclura des investissements en défense et commerce, mais équilibrés par de l’austérité, comme l’a évoqué le premier ministre lors d’une réunion récente à Toronto.

La CFFP plaide pour un examen complet des dépenses, incluant fiscales et de programmes, pour augmenter la productivité. Des rapports du Directeur parlementaire du budget soulignent que sans ces mesures, la dette fédérale ne baissera pas à moyen terme. Pensez-y : protéger les transferts provinciaux est louable, mais face aux besoins en santé croissants, une clarification s’impose. Des organismes comme l’IEDM proposent même une modération accrue, arguant que les déficits actuels minent la confiance des investisseurs.

En intégrant ces réformes, le Canada pourrait non seulement stabiliser ses finances publiques mais aussi s’adapter aux défis globaux, comme les tensions commerciales. Des preuves de budgets passés montrent que des ajustements similaires ont permis des redressements, comme lors de la reprise post-pandémie.

Conclusion : Agir Aujourd’hui pour un Avenir Sécurisé

En somme, la crise imminente du budget fédéral 2025, mise en lumière par la sonnette d’alarme de la CFFP, nous interpelle tous : comment assurer la prospérité collective face à un déficit structurel persistant et des finances publiques en péril ? Les réformes fiscales proposées offrent des pistes concrètes, mais c’est l’action décisive du gouvernement qui fera la différence. Réfléchissons : si nous n’agissons pas maintenant, quel legs laisserons-nous aux générations futures ? Il est temps de prioriser une fiscalité juste et une gestion responsable pour un Canada résilient. Suivez les développements du budget d’automne et engagez-vous dans le débat public – votre voix compte pour façonner un avenir financier solide.

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