Attentes des Consommateurs Canadiens en Déclin : Impact du Conflit Commercial

Declining Canadian Consumer Expectations: Impact of the Trade Conflict

Les attentes des consommateurs canadiens traversent une période de déclin marquée, influencée par l’impact persistant du conflit commercial avec les États-Unis. Ce déclin des attentes des consommateurs canadiens se manifeste à travers des préoccupations accrues sur l’inflation, le marché du travail et les finances personnelles, comme révélé par la récente enquête de la Banque du Canada. Face à cet impact du conflit commercial, les ménages ajustent leurs comportements, soulignant une incertitude économique qui pèse sur la croissance.

Les attentes des consommateurs canadiens, mesurées par l’Enquête canadienne sur les attentes des consommateurs (ECAC) pour le quatrième trimestre de 2025, indiquent une détérioration modeste mais continue. Menée en ligne du 30 octobre au 18 novembre 2025, avec des entretiens téléphoniques de suivi du 21 au 27 novembre, cette enquête met en lumière comment les prix élevés et l’incertitude liée aux tensions commerciales affectent les perceptions quotidiennes. L’indicateur global de l’ECAC, une mesure synthétique des opinions sur les dépenses, le marché du travail et les finances, reste faible, bien en dessous des moyennes d’avant la pandémie depuis fin 2021. Ce déclin reflète une réalité où la moitié des répondants croient que les effets les plus graves du conflit commercial sont encore à venir, exacerbant les craintes sur la stabilité économique.

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Perceptions et Attentes en Matière d’Inflation : Un Horizon Incertain

Dans le domaine des attentes des consommateurs canadiens relatives à l’inflation, les perceptions actuelles et les prévisions à court terme demeurent élevées par rapport aux niveaux d’avant la pandémie. Selon les données interpolées médianes, l’inflation perçue actuelle oscille autour de 8-10 %, tandis que les attentes à un an et deux ans se maintiennent à des niveaux similaires, supérieurs aux 2-4 % observés avant 2020. À l’inverse, les attentes à cinq ans se sont assouplies, descendant à environ 3-4 %, en dessous des moyennes pré-pandémiques. Cette dynamique suggère que les consommateurs anticipent une persistance de l’inflation à son taux actuel sur les deux prochaines années, contrairement aux patterns historiques où les attentes excédaient les perceptions.

Les tarifs douaniers émergent comme le facteur principal influençant l’inflation, bien que cités par 35-40 % des répondants en Q4 2025, en baisse par rapport au trimestre précédent (40-45 %). Parmi ceux qui les mentionnent, 75 % estiment que les effets perdureront plus d’un an mais moins de cinq ans. Des facteurs domestiques, tels que les dépenses gouvernementales, la politique fiscale et les coûts élevés du logement, gagnent en visibilité, avec une part en hausse à 10-15 %. Notamment, 67 % des consommateurs informés de la suppression de certains contre-tarifs sur les importations américaines à partir du 1er septembre 2025 rapportent des attentes d’inflation plus basses sur tous les horizons, bien que la majorité ne prévoie pas de baisse des prix.

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Pour illustrer ces tendances, examinons le tableau suivant récapitulant les attentes médianes d’inflation :

HorizonPerception Actuelle (Q4 2025)Attente Médiane (Q4 2025)Comparaison Pré-Pandémie
Actuel8-10 %N/A2-4 %
1 anN/A10 %2-4 %
2 ansN/A8-10 %2-4 %
5 ansN/A3-4 %>3-4 %

Ces chiffres, issus de l’enquête, soulignent comment l’impact du conflit commercial alimente une vigilance accrue parmi les attentes des consommateurs canadiens, potentiellement freinant la reprise économique.

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Le Marché du Travail sous Pression : Risques Accrus de Perte d’Emploi

Les attentes des consommateurs canadiens concernant le marché du travail révèlent une légère amélioration, mais persistent à des niveaux inférieurs à ceux d’avant la pandémie. L’indice du marché du travail, en unités standardisées, s’établit autour de -1,5 en Q4 2025, en hausse modeste par rapport au trimestre précédent, pourtant toujours négatif. Les répondants perçoivent une probabilité accrue de quitter volontairement leur emploi ou d’en trouver un nouveau, mais le risque de perte d’emploi médian grimpe à 10-15 %, supérieur aux niveaux pré-conflit commercial, particulièrement dans les secteurs dépendants du commerce.

Parmi les chômeurs, les facteurs influençant les perspectives d’emploi varient : pour ceux sans emploi depuis 12 mois ou plus, les compétences et l’expérience dominent (cité le plus souvent), tandis que pour les durées plus courtes, l’économie générale et les salaires jouent un rôle clé. Ce risque perçu de chômage est étroitement lié aux craintes sur les impacts à long terme des tarifs, affectant surtout les petites et moyennes entreprises. Globalement, ces éléments contribuent à une incertitude qui mine la confiance.

Voici un graphique conceptuel sous forme de tableau des contributions à l’indice du marché du travail (en unités standardisées) :

ComposanteValeur Q4 2025Tendance vs. Q3 2025Comparaison Pré-Conflit
Probabilité de perte d’emploi-1,5 à -2,0En hausse (négative)Plus élevée
Probabilité de quitter volontairementPrès de 0Légère hausseStable
Probabilité de trouver un emploiLégèrement négativeAméliorationInférieure

Ces données mettent en évidence comment les attentes des consommateurs canadiens sur le marché du travail, bien que montrant des signes de résilience, restent vulnérables à l’impact du conflit commercial.

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Santé Financière des Ménages : Une Détérioration Perçue

La santé financière des ménages figure parmi les aspects les plus touchés dans les attentes des consommateurs canadiens. L’indice de santé financière s’établit à environ -2,0 en Q4 2025, reflétant une perception de détérioration accrue. La probabilité médiane de manquer un paiement de dette sur les trois prochains mois est élevée, autour de 2-4 %, en hausse par rapport au Q3 2025 et à la moyenne de l’enquête (0-2 %). De plus, l’accès au crédit est jugé plus difficile actuellement et attendu comme tel sur les 12 mois à venir, exacerbé par les craintes de perte d’emploi.

Les vues sur le conflit commercial jouent un rôle pivotal : 50 % des répondants estimant que les effets les plus graves sont imminents affichent un solde d’opinion doublement pondéré de -60 % à -80 % pour les changements financiers attendus, contre -20 % à 0 % pour ceux pensant que les impacts ont déjà eu lieu. Les ménages sans participations en actions (39 % des répondants) rapportent des attentes plus pessimistes, indépendamment du niveau de revenu (bas <40 000 $, moyen 40 000-99 000 $, élevé ≥100 000 $).

Pour appuyer cette analyse, considérons ce tableau des risques perçus :

RisqueProbabilité Médiane Q4 2025Vs. Moyenne EnquêteLien avec Conflit Commercial
Manquer paiement de dette2-4 %ÉlevéeAugmenté par incertitude
Perte d’emploi10-15 %ÉlevéePlus fort dans secteurs trade

Ces indicateurs soulignent une pression croissante sur les attentes des consommateurs canadiens, où la santé financière devient un baromètre de la résilience économique face aux défis externes.

Plans de Dépenses : Une Cautions Accrue Face aux Obstacles

Les plans de dépenses illustrent un pessimisme persistant dans les attentes des consommateurs canadiens. L’indice des dépenses de consommation, à environ -2,0 à -2,5 en Q4 2025, a légèrement baissé, restant proche des niveaux observés depuis le début du conflit commercial. Les attentes de croissance des dépenses réelles sont négatives, motivées par des réductions liées à l’inflation et aux taux d’intérêt. Les principaux obstacles incluent les prix élevés des biens et services (50-60 % des répondants), l’incertitude économique (40-50 %, en baisse), et les coûts élevés du logement (30-40 %), tous plus cités qu’avant le conflit.

Les consommateurs priorisent les produits canadiens et les vacances domestiques, mais 75 % refusent de payer plus de 10 % de prime pour des biens locaux. Les ménages sans actions montrent des attentes de dépenses réelles plus faibles (-1,4) comparé à ceux avec investissements (-0,4). Cette prudence reflète une adaptation stratégique aux pressions économiques.

Tableau des obstacles aux dépenses (parts des répondants) :

ObstaclePart Q4 2025Vs. Q3 2025Vs. Pré-Conflit (Q4 2024)
Prix élevés50-60 %StablePlus élevée
Incertitude économique40-50 %En baissePlus élevée
Coûts du logement30-40 %StablePlus élevée

Ces éléments démontrent comment les attentes des consommateurs canadiens en matière de dépenses s’ajustent à un environnement marqué par l’impact du conflit commercial, favorisant une approche conservatrice.

Conclusion : Vers une Réflexion sur la Résilience Économique Canadienne

Face au déclin des attentes des consommateurs canadiens, amplifié par l’impact du conflit commercial, il est impératif de questionner la trajectoire future de l’économie. Ces tendances, avec des indices persistamment négatifs et des risques accrus, appellent à une vigilance accrue des décideurs. Quelles mesures pourraient atténuer ces pressions ? Réfléchissons : une diversification accrue des échanges commerciaux et un soutien ciblé aux ménages pourraient-ils inverser la courbe ? Cette enquête invite à une action proactive pour restaurer la confiance, soulignant que la stabilité dépend de réponses adaptées aux défis globaux.

Références

  1. Banque du Canada. (2026, janvier). Enquête canadienne sur les attentes des consommateurs – Quatrième trimestre de 2025. https://www.bankofcanada.ca/2026/01/canadian-survey-of-consumer-expectations-fourth-quarter-of-2025/
  2. Banque du Canada. (2025, juillet). Document de discussion du personnel n° 2025-11. https://www.bankofcanada.ca/wp-content/uploads/2025/07/sdp2025-11.pdf (lien supposé basé sur mentions)
  3. Données Valet de la Banque du Canada. (2025). Séries de données ECAC. https://www.bankofcanada.ca/valet/series